logo-uppSi vous suiviez docilement l’interdiction de photographier annoncée par certains musées, voici de quoi vous faire réfléchir : l’UPP (merci à eux) nous signale un article fort intéressant, qui a le mérite de présenter le débat. Didier Frochot y évoque le droit de photographier dans les musées et ses conditions. Ainsi que les recours possibles !

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  11 commentaires à “Peut-on interdire les photos dans les musées ?”

  1. Je saurais comment répondre au prochain agent de sécu qui me fait une réflexion.

    Merci Jlarrea,

  2. Un article intéressant en effet. Il est bon de rappeler la différence entre prendre une photo et l’exploiter publiquement ensuite. Il est également inquiétant de voir le manque de connaissances sur le sujet du Ministère de la Culture…

    Ensuite, le problème est parfois assez complexe : récemment au Louvre, j’ai vu les touristes mitrailler les peintures avec le flash. Il est mentionné partout dans le musée que les photos sont autorisées, mais pas les flashs. Devant un tel manque de civisme, on peut donc en arriver à un extrême et décider d’interdire toute photographie, ce qui n’est dans l’intérêt de personne…
    Peut-être que le flash n’abîme en fait pas les peintures, mais si c’est le cas, il est légitime de demander aux visiteurs de ne pas l’utiliser. Bref. Pas simple !

  3. Bonnes discussions futures, Zoko ;)

    Clara, je te rejoins sur le flash si les motifs indiqués sont effectifs (les dégâts), pour une raison de plus : facile, maintenant, de monter dans les isos. L’usage du flash deviendrait plus obsolète…mais ça oblige à lire son manuel et savoir déconnecter le flash automatique, même sur un compact ;)
    En fait, l’interdiction du flash est une mesure pédagogique ! :D

  4. Tiens ! J’avais pas vu ça comme ça ! :-)

  5. Question complexe en effet…

    « Liberté du citoyen »… d’accord.
    Mais on peut aussi se demander quel est l’intérêt (pour la majorité des personnes) de photographier dans un musée car souvent, ça se résume à obtenir une photo moche (alors qu’on trouve facilement de bonnes reproductions) mais qui sera SIENNE. Quiconque a déjà mis les pieds à Versailles, où les gens agglutinés ne regardent le décor qu’à travers leurs écrans, ne peut que regretter cette profusion d’appareils photos et caméscopes en tous genres. (Surtout quand c’est pour se prendre soi-même, tel le nain d’Amélie Poulain, mais c’est un autre débat).

    Pour avoir eu un job estival dans un musée, je vous promets qu’ils sont nombreux, les gens ne sachant pas désactiver le flash de leur compact (ou pire, faisant semblant de ne pas savoir – à partir du moment où on ne peut intervenir qu’après qu’ils ont grapillé leur photo…ils repartent satisfaits).

    • Mais des saisonniers comme toi, Amande, pourront leur expliquer les vertus du travail sans flash et comment s’en passer ;)

      Je plaisante, mais effectivement, tu as raison de le soulever : comme toute liberté/droit fondamental (celle d’aller et venir en participe), sa mise en pratique induit nécessairement des extrêmes de chaque côté d’un continuum de cas moins litigieux…

      La question de la photo ‘sienne’…ça vaut aussi pour des photographes amateurs, je crois, y compris sur forumOphoto : combien d’entre nous ne vont pas shooter face au grand canyon malgré tout ce qui s’est déjà fait de mieux ? C’est le registre de la « photo souvenir », d’une certaine façon; un des (premiers) motifs de « démocratisation » de la photo.

      Tout à fait d’accord, pourtant: certaines repros sont bien meilleures ! Et, à titre perso : plutôt passer du temps à visiter qu’à peaufiner mes réglages ;)

      Quant à passer à côté du moment parce que collé à son écran…là, c’est presque une question de rapport à la vie et l’instant, que tu ouvres :D

  6. C’est vrai que du coup, interdire les appareils photo, purement et simplement, dans certains endroits, obligerait peut-être les gens à regarder réellement ce qu’ils sont venus voir, avec leurs yeux et pas à travers leur écran. ( J’ai vu exactement la même chose au Louvre que toi à Versailles, Amande ). Mais c’est un comportement qui va avec notre époque : on consomme, et on rentabilise ; il faut avoir vu le plus de choses possibles en un minimum de temps, donc on prend tout en photo ( voire on filme, même, maintenant ), en pensant qu’on va tout regarder en rentrant chez soi…
    Mais ces personnes sont certainement satisfaites le soir venu et vouloir leur imposer une autre façon de faire revient à une atteinte à leur liberté… et comme chacun sait la liberté des uns…

    D’où la complexité du problème, j’en conviens ;-)

  7. Deux articles opposés sur la question de la photo au musée :

    http://owni.fr/2011/02/21/la-photo-au-musee-ou-l%E2%80%99appropriation/

    http://www.slate.fr/story/34107/musees-plaidoyer-pour-le-no-photo

    Où j’apprends que j’ai le cul entre deux chaises entre mon réflexe de mépris pour les nains d’Amélie Poulain en chair et en os (la « culture cultivée conservée par les conservateurs ») d’un côté, et plaisir photographique et besoin d’images pour mes études de l’autre.

    Complexe question, disions-nous ! :-)

    (Bon, un des articles pue la politique à plein nez mais après tout, nous sommes toujours dedans : quel que soit le sujet du débat, ce sont des visions du monde qui s’affronte).

    • Merci pour ces 2 références, Amande, de quoi alimenter encore le moulin ;)
      Les commentaires du premier sont également intéressants, dans leur genre…

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